← poesia
Sidération soudaine
Ses rues dévêtues cambraient une nudité de silence et d’ombre. Elle lui dit : la ville se déshabille…
L’on s’y enfonça côte à côte s’ahurissant au creux riant de ses paupières il y lut tout à coup le chiffre hébété du désir qui l’obsédait c’étaient des paillettes qui reposaient là comme des étoiles en bordure de ciel trace d’astéries poudroyées
suspendu à ces splendeurs
d’elle
comme lorsqu’aussitôt tombé le jour déjà semble vouloir renaître à chaque convulsion d’agonie l’obscurité se ride la mer brasille et pétille encore et que bientôt il hoquète pousse un dernier râle avant la mort et la nuit il aspecta à la dérobée le scintillé qui à même son visage sous un masque de pénombre la pointillait d’or chaque soubresaut était un souvenir d’astre chaque spasme une crachure de soleil
la ville se lentement déshabille de silence s’obombre délaisse sa mue maquillée d’éclats cliquetants pour d’invisibles cris pour des enlacements subreptices sa pudeur se faisait nouvelle peau
jusqu’à surir à l’attente un cil étincelé d’irradiances sonores
la ville se déshabille c’est toi que je veux nue